Il était assis là, sur mon canapé, il le connaissait déjà, il s'y était installé déjà plusieurs fois, parfois nu, même. Mais cette fois-ci, il était assis là, sur mon canapé, avec ses cheveux longs, ses yeux bleus, son grand corps, et il a relevé les yeux, a passé la main dans ses cheveux et là, j'ai vu. J'ai vu pour la première fois celui que je connaissais depuis si longtemps. Et j'ai eu ce pincement, là, celui qui réchauffe, celui qui pique. Puis il est revenu, le lendemain et nous nous sommes couchés l'un à côté de l'autre et après cet enlacement de nos deux corps, nous sommes restés allongés, l'un à côté de l'autre, dans le calme de la chambre éclairée par une lumière de soleil d'hiver, apaisée et douce. Et nous avons ri, et nous avons dit. Et j'ai ressenti, un peu plus fort cette fois-ci, assez pour en être envahie, assez pour rester ébahie.
mardi 20 janvier 2009
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